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Sleep Cycle : sur les plates bandes du marchand de sable

Cette semaine, Pascal, un ami de longue date, s’est prêté au jeu du beta-testeur d’appli. Voici ce qu’il pense de Sleep Cycle, une application qui promet de mieux nous faire dormir la nuit.

Depuis quelques années, les objets connectés s’invitent dans notre quotidien. Outre l’indispensable smartphone, montres, chaussures, vêtements, etc. analysent et mettent désormais à disposition tout un panel de données et de statistiques de la vie courante. Dans la famille des objets connectés, on trouve également le réveil intelligent. Celui-ci, au moyen de capteurs (de bruits ou de mouvements) judicieusement disposés, aide à s’endormir, analyse les différentes phases de sommeil et surtout, détermine le moment idéal pour se réveiller en douceur et être en forme toute la journée.
Une chose est sûre, le concept, s’il est efficace, risque de trouver son public : je ne crois pas être le seul pour qui se lever à l’heure chaque matin de la semaine est un combat perdu d’avance. Le réveil intelligent peut-il être le remède à ce mal jugé incurable par les plus grands spécialistes ?

Apple avait l’habitude de dire qu’il existe une application pour tout, cette maxime se vérifie dans le cas du réveil intelligent : de nombreuses applications se substituant au réveil 3.0 ont envahi l’AppStore. J’ai choisi de tester Sleep Cycle, une application payante (une fois n’est pas coutume) disponible sur l’AppStore pour 0,89€. Un investissement qui pourrait toutefois s’avérer plus que rentable si cette appli fait ses preuves et parvient à mettre fin à mon calvaire quotidien.

Première impression

La prise en main est immédiate. Lors du premier lancement de l’appli, un tutoriel décrit son fonctionnement et explique comment placer l’iPhone sur le matelas (en l’occurrence, près de l’oreiller, face contre le matelas). La suite est un jeu d’enfants puisque l’écran suivant permet de programmer l’heure de réveil et il n’y a plus qu’à se laisser tomber dans les bras de Morphée.
Le design, épuré et plutôt agréable, donne une impression de simplicité d’utilisation, ce qui est le cas, bien que de nombreuses autres fonctionnalités garnissent l’application (celles-ci sont décrites plus bas).

Sleepcycle Design - WebEater
Un design simple mais efficace

Au petit matin, votre iPhone se met effectivement à sonner au moment choisi par l’application. Le volume sonore augmente de façon progressive, ce qui est très appréciable. Diverses statistiques sont ensuite affichées : courbe montrant les différentes phases de sommeil observées, durée du sommeil notamment.

Test

The Killer Feature

Sleep Cycle propose de mesurer la fréquence cardiaque au réveil. Pour cela, il suffit de recouvrir avec son index, l’objectif ainsi que le flash de l’appareil photo intégré à l’iPhone. Comment ça marche ? L’index, éclairé par le flash, bouge au rythme des palpitations cardiaques et ses mouvements sont enregistrés puis analysés par l’objectif. Et hop, c’est dans la boîte !

Sleepcycle Key feature - WebEater
Un exemple de données analysées durant la nuit

Cette fonctionnalité, même si elle ne parait pas indispensable, a retenu mon attention pour son originalité et sa précision (que j’ai comparée à une prise manuelle de son pouls). Et elle est susceptible d’intéresser les plus sportifs d’entre nous !

Il est à noter que le système peut être pris en défaut si l’on place mal son doigt : ainsi, sur une douzaine d’utilisations, l’appli a renvoyé par deux fois une valeur erronée (40 pulsation/minute au lieu de 60 habituellement). C’est de ma faute, me direz-vous… À ma décharge, placer son doigt sur l’objectif de l’iPhone dès le réveil est plus difficile qu’il n’y parait !

Comment fonctionne l’application ?

Sleep Cycle se sert de l’accéléromètre dont est équipé l’iPhone pour détecter les mouvements pendant le sommeil. Ces mouvements sont associés à différentes phases de sommeil :

  • Le sommeil léger s’accompagne de très peu de mouvements
  • C’est lors du sommeil profond que nous bougeons le plus
  • Lors de la phase de sommeil paradoxal, durant laquelle on rêve généralement, les muscles sont totalement inertes, d’où l’absence de mouvements.
    Les phases du sommeil sont alors identifiées et retranscrites dans l’application sous forme de graphique.
    Pour notre application, le jeu devient alors le suivant : dans une plage horaire donnée (entre 7h30 et 8h par exemple), il faut sonner lorsque l’on se trouve dans une phase de sommeil léger si possible.
Sleepcycle Fonctionnement - WebEater
Allez debout là-dedans !

Une fois réveillé, on accède à diverses données associées à notre nuit de sommeil : phases de sommeil, temps au lit, fréquence cardiaque, qualité du sommeil. Autre donnée plutôt surprenante, le nombre de pas effectués dans la journée.
La qualité du sommeil est donnée en pourcentage. Si cette donnée n’est pas explicitée, je pense qu’elle est basée sur le nombre de pas (témoin de l’activité physique) et sur l’analyse des phases de sommeil rencontrées : a priori, on se repose plus en état de sommeil profond.

Après 5 nuits, il est possible de visualiser l’ensemble de ces données sous forme d’histogramme.

Sleepcycle Analyse du sommeil - WebEater
Un exemple de données analysées durant la nuit

Les réglages disponibles

Sleep Cycle propose de nombreux réglages permettant de le configurer selon ses goûts, parmi lesquelles :

  • Une alarme personnalisable :
    • Elle est à choisir parmi une bibliothèque de sons intégrée à l’appli ou directement dans sa propre musique ;
    • Un mode rappel (« Snooze » pour les connaisseurs) est disponible
  • Un mode « white noise » dans lequel un son apaisant (typiquement, le bruit des vagues, ou de façon plus cocasse, du bruit blanc, comme son nom l’indique) est émis pour aider à l’endormissement ;
  • Compléter les données collectées par l’appli par des impressions personnelles (humeur au réveil, notation de sa nuit de sommeil)
  • La possibilité de connecter l’appli à des enceintes Airplay ou des lampes Philips Hue (qui vont s’allumer de façon progressive pour favoriser un réveil en douceur) ;
  • La possibilité de se connecter à Runkeeper afin de croiser les statistiques de sommeil et d’activité physique), de récupérer ces statistiques au format Excel, ou encore de les partager sur Facebook.
Sleepcycle Reglages - WebEater
Les différents réglages disponibles

Mon avis sur Sleep Cycle ?

Comme expliqué en introduction de cet article, je fais partie de cette (grosse) tranche de la population pour laquelle se lever le matin est un exercice difficile. Après une douzaine d’utilisations, je constate que l’appli me réveille systématiquement lorsque je suis dans une phase de sommeil léger, ce qui se vérifie d’ailleurs sur le graphique fourni. À chaque fois, j’ai eu la sensation d’un réveil en douceur plutôt que d’être tiré de mon sommeil brutalement comme c’est régulièrement le cas.

Néanmoins, il convient de rester critique quant à ces résultats.

  • A mon sens, la capacité à se lever dépend de nombreux facteurs : l’état de fatigue, de stress, la motivation. Qui n’a jamais remarqué qu’il est plus facile de se lever à 5h pour aller prendre un avion pour partir en vacances, plutôt que de se lever à 8h pour aller au boulot ? Ces derniers jours, j’ai donc pu être inconsciemment motivé par le fait de tester l’application
  • Par ailleurs, il faut noter qu’une telle appli ne constitue pas une solution miracle. Il s’agit d’une aide bienvenue pour se réveiller, mais si vous êtes réellement fatigué, vous risquez de vous rendormir 2 minutes après si vous ne vous êtes pas levé dans la foulée (je dois l’avouer, cela m’est arrivé plusieurs fois)
  • Enfin, contrairement à qu’affirment les défenseurs du réveil intelligent, je n’ai pas constaté d’effets (bénéfiques ou non) sur mon état de forme durant la journée. Là encore, je pense que cela dépend de différents paramètres et des personnes.

Verdict

Comme attendu, Sleep Cycle remplit sa fonction première qui est de favoriser un réveil en douceur. Comme attendu également, Sleep Cycle n’est pas la solution miracle pour ceux qui ont du mal à se réveiller, même si elle met son utilisateur dans des conditions idéales. Je retiens néanmoins son ergonomie globale et les nombreux réglages permettant de le personnaliser comme bon nous semble.
En ce qui concerne la batterie, la consommation est l’ordre de 20-25% pour une nuit de 8h (en mode avion, histoire de ne pas se griller le cerveau), ce qui me parait raisonnable, sans toutefois être négligeable.

Fred

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